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10/01/13

© Shomei Tomatsu | ‎Japão, 1964
Shomei Tomatsu
[1930 – 2012]



Shomei Tomatsu, photographe. Né en 1930, il a notamment réalisé des séries sur Nagasaki dix ans après le bombardement de la ville en 1945.


«La civilisation qui a été trop vite»

«Le 11 mars, j'étais à Okinawa, fort loin du Nord et de la catastrophe. J'ai regardé les images de ce désastre à la TV. Un peu. Je n'ai pas recherché l'avalanche d'images. La réalité est bien plus dure que les seules visions de ces villages engloutis. On ne peut pas traduire pareil drame en mots. Le fait qu'il y ait tant de victimes est en soi un tournant pour le Japon. La force de la nature, incroyable, rappelle à l'homme le grand dommage qu'il a exercé sur elle. Rien à voir avec Hiroshima et Nagasaki: c'était une bombe. À Nagasaki, j'avais vu et suivi toutes ces victimes de la bombe (série Nagasaki et Scars). Cette fois-ci, la radioactivité s'échappe de façon invisible, menaçant d'irradier les gens d'une autre façon, moins spectaculaire, plus lente. C'est la défaite de la science qui perd tout contrôle, la défaite de la civilisation qui a été trop vite, la mise en évidence de notre dépendance à l'égard de l'énergie nucléaire. Que faire? Il serait bien qu'on pense à se débarrasser de ces centrales, même si je n'ai pas de solution scientifique ou concrète de rechange. L'électricité nucléaire a d'abord été perçue comme une avancée de la civilisation. Le problème des découvertes scientifiques, c'est qu'elles sont sans limites. » Le Figaro

09/01/13

© Shomei Tomatsu
16.01.1930 – 14.12.2012




«Não busques na erva muda, Busca a erva muda.» Um poeta nórdico - Bo Carpelan - escreveu estes dois versos e eu assinalei-os com o meu lápis-encontrador-de-belezas."

Gonçalo M. Tavares

13/12/11

2X2=4

© Shomei Tomatsu. Hateruma Island, Okinawa, 1971

"Há uma frase do Hans Christian Andersen que eu gosto bastante, de uma personagem que diz a certa altura: «Pediram-me para rezar mas eu só me lembrava da tabuada». Nós vivemos muito debaixo do signo da tabuada, ou seja, de certa maneira quando se pede espírito respondem-nos com a tabuada. Quando se pede cultura respondem-nos com a tabuada. Quando alguém pede piedade respondem-nos com 2X2=4. É este mundo do quantitativo que me preocupa..."

Gonçalo M. Tavares